Russie: la grande-duchesse Léonida inhumée dans le tombeau des Romanov
AFP - La grande-duchesse Léonida Romanov, décédée à Madrid à l'âge de 95 ans, a été inhumée jeudi à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) dans le tombeau familial des Romanov au côté de son mari, Vladimir Kirillovitch.
L'enterrement s'est déroulé en présence des membres de la famille de Léonida Gueorguievna, notamment sa fille, la grande-duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison impériale Romanov, et son petit-fils Gueorgui, a rapporté une journaliste de l'AFP.
Près de 200 personnes se sont rassemblées dans la cathédrale Pierre-et-Paul autour du cercueil de la grande-duchesse Léonida, couvert par un drapeau russe et un autre avec un aigle bicéphale - symbole de l'empire Russe - et ont assisté à l'office célébré par le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Vladimir.
La grande-duchesse Léonida était le dernier membre de la dynastie Romanov né avant la révolution bolchevique de 1917.
Fille du dernier chef de la maison royale de Géorgie, une entité de l'Empire russe, la princesse Léonida Bagration de Moukhrani, née à Tiflis (ancienne Tbilissi), avait trois ans lorsque commença la Révolution d'octobre 1917.
Léonida, après avoir brièvement vécu en Allemagne après la révolution, était par la suite revenue en Géorgie, alors république de l'URSS, où elle a vécu jusqu'à 1931 en dépit des campagnes de répression du pouvoir soviétique contre les représentants de l'Ancien régime.
Fuyant la France occupée par les nazis, Léonida s'installa finalement en Espagne où, en 1948, elle épousa un autre exilé, le grand-duc Vladimir Kirillovitch Romanov, chef de la maison impériale de Russie.
Vivant entre Saint-Briac, un petit village en Bretagne, et Madrid, les deux époux restèrent apatrides, et ne revirent la Russie qu'après le démembrement de l'URSS fin 1991.
Un an plus tard, le président russe de l'époque, Boris Eltsine, les rencontrait en France pour leur remettre solennellement des passeports russes.
Léonida, avec sa fille Maria Vladimirovna, a fait beaucoup pour obtenir la réhabilitation politique de Nicolas II, exécuté sommairement en juillet 1918 à Ekaterinbourg avec son épouse, leurs cinq enfants, leur médecin et trois de leurs serviteurs.
