M. Sarkozy lie "renaissance" du nucléaire civil et lutte contre la prolifération
Nicolas Sarkozy, qui a fait depuis 2007 de l'offre de technologie nucléaire française à des pays du monde arabo-musulman l'un des axes de sa diplomatie, s'est exprimé, lundi matin, devant cette conférence, à laquelle est associée l'Agence internationale de l'energié atomique (AIEA), représentée par son nouveau directeur, le Japonais Yukiya Amano.
Le chef de l'Etat souligne le lien entre la promotion du nucléaire civil et la consolidation du traité de non-prolifération (TNP) de 1968. "Le monde ne se divise pas entre pays possesseurs de la technologie nucléaire, arcboutés sur un privilège, et des peuples réclamant un droit que les premiers leur refuseraient", affirme-t-il.
Le message de M. Sarkozy cible en filigrane l'Iran, qui s'est employé ces dernières années à rallier le soutien de pays du Sud en avançant qu'il subissait une forme de discrimination à propos de son programme nucléaire, prétendument pacifique. "Personne n'a intérêt à une nouvelle course aux armements. Personne ne souhaite avoir dans son voisinage un Etat qui triche", observe M. Sarkozy. "La France sera intraitable pour la défense du droit de chaque Etat d'accéder au nucléaire à des fins pacifiques. Elle sera tout aussi intraitable à l'encontre de ceux qui violent les normes de notre sécurité collective."
Façon de rappeler que Téhéran, en refusant de faire toute la transparence sur ses activités, et en ignorant les injonctions du Conseil de sécurité de l'ONU, viole ses obligations internationales Le président français brandit l'exemple de pays ayant renoncé par le passé à des programmes d'armes de destruction massive, citant notamment "le caractère historique" de la décision prise en 2003 par la Libye de mettre un coup d'arrêt à ses acquisitions clandestines de matériel nucléaire.
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