Le séisme fait plus de 700 morts et deux millions de sinistrés
Deux régions ont été décrétées en "état d'exception" après le séisme de magnitude 8,8 qui a frappé le Chili, samedi, suivi d'un tsunami qui a ravagé le littoral. Le bilan fait état de plus de 700 morts et de plus de 2 millions de sinistrés.À la suite du très violent séisme qui a frappé la région de Concepcion, samedi, le Chili a officiellement fait appel à l’aide internationale.
Un peu plus de deux jours après la secousse d’une magnitude de 8,8 sur l’échelle de Richter, les secours s'organisent peu à peu dans le pays pour venir en aide aux sinistrés. Le bilan du tremblement de terre - l'un des plus violents de ces 100 dernières années - dépasse désormais 700 morts. Près de deux millions de Chiliens sont par ailleurs sans abri - soit un habitant sur huit -, après que des vagues géantes ont broyé de nombreuses maisons. Une nouvelle réplique de magnitude 6,2 a frappé le centre du pays, dimanche soir.
Hier toujours, la présidente Michelle Bachelet a annoncé une distribution d'aide alimentaire, avec l'appui de l'armée, qui n'a pas encore commencé à l'heure actuelle.
Selon la société américaine EQECAT spécialisée dans la modélisation du risque, le coût des dégâts pourrait atteindre 15 milliards à 30 milliards de dollars.
Le Japon, dernier pays du Pacifique à lever lundi son alerte au tsunami après d'autres pays de la région, a déjà annoncé qu'il allait débloquer une aide de 3 millions de dollars au Chili. La Chine s’est, pour sa part, engagée à donner un million de dollars.
Couvre-feu
Les autorités ont décrété un couvre-feu dans plusieurs villes dévastées, dont Concepción. La deuxième agglomération du pays, située à plus de 400 km au sud de Santiago, est la plus durement touchée. Des chiens et des équipes spécialisées sont arrivés peu après le séisme et travaillent sans relâche pour tenter de dégager des survivants. Près de 10 000 soldats ont été déployés pour tenter de mettre fin aux pillages, qui se sont multipliés "à Concepción, ainsi que dans d’autres villes, dont la capitale Santiago, où des personnes se sont ruées sur des supermarchés et des magasins d’équipements", affirme Cyril Vanier, envoyé spécial de France 24 au Chili.
Le maire de Concepción, Jacqueline van Rysselberghe, a mis en garde contre un grave risque de "tension sociale". "Nous avons besoin de nourriture pour la population. Si nous n'y remédions pas, nous allons avoir de graves problèmes", a-t-elle déclaré.
Source: FRANCE 24