Un nouveau code de déontologie du journaliste ivoirien bientôt adopté

Publié le par sethkokorussie

russsLe projet du nouveau code de déontologie du journaliste ivoirien a été présenté mercredi lors d’un forum à Abidjan, par les journalistes Alfred Dan Moussa et Zio Moussa, chargés d’élaborer ce document de référence.

Sur l’initiative de la Fondation pour les médias en Afrique de l’ouest (MFWA, en anglais), appuyé par son partenaire danois, International media support (IMS), le Comité de suivi des recommandations d’Accra (CSRA) a copté les deux consultants, en vue de réviser le code en vigueur, mis en place en 1992, à Yamoussoukro.

Lors de la cérémonie de présentation de leurs travaux, MM. Dan et Zio ont indiqué que le nouveau code dont ils ont présenté les articles pour amendements, va comporter 22 devoirs et de 10 droits, contre respectivement 14 et sept, précédemment. Ces nouvelles dispositions permettront aux journalistes d’exercer de façon plus professionnelle et responsable.

Ce nouveau code de déontologie pourrait permettre au journaliste "manipulé" de donner la source de l’information quand celle-ci pose un problème au journaliste, mais surtout de porter l’auteur en justice, précise un article du texte.

Il est dit à cet effet à l’article 3 (nouveau) des droits du journaliste, "la possibilité de s’affranchir de protéger sa source ou en estant en justice contre celle-ci si la volonté de celle-ci de le manipuler, de porter atteinte à sa réputation, à son honorabilité, à sa dignité de le pousser à une faute professionnelle est établie".

Le CSRA a été mis en place en janvier 2011 à Accra, à l’initiative de la Fondation pour les médias africains (MFWA), une ONG sous-régionale, afin d’aider les médias ivoiriens à jouer leur partition au règlement de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

Il est composé notamment des représentants du Conseil National de la Presse (CNP), du Réseau des instances africaines d’Autorégulation des médias (RIAAM), de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (OLPED), du Groupement des éditeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), de l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) et de quelques consultants médias.

Une autre rencontre est prévue le 23 février, afin d’adopter en séance plénière, le nouveau code de déontologie du journaliste ivoirien. Suivra ensuite la phase d`impression et de vulgarisation.
[AIP]

Publié dans Abidjan News

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article