La réunion de crise sur la côte d'ivoire a débuté à l'Elysée!

Publié le par sethkokorussie

Cote-divoire-drapeauDRA.jpegAlors que la bataille d'Abidjan s'enlise, a décidé de convoquer une réunion à l'Elysée cet après-midi, pour faire le point sur la situation critique en Côte d'Ivoire. Elle a débuté vers 16h30, en présence du chef de l'Etat, de Gérard Longuet, ministre de la Défense, d'Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, et de Henri de Raincourt, ministre de la Coopération.Le Premier ministre, , et le ministre des Affaires étrangères, , sont représentés par leur directeur de cabinet. En Côte d'Ivoire, on ne sait toujours pas avec certitude où se trouve Laurent Gbagbo. A Abidjan, seuls quelques tirs sporadiques d'armes lourdes ont été entendus depuis samedi soir, notamment au Plateau, cœur du pouvoir, abritant le palais présidentiel.Les ONG, notamment MSF, craignent par ailleurs la poursuite des violences dans l'Ouest et l'arrivée massive de nouveaux blessés. L'Onu réclame à Alassane Ouattara des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de 800 personnes à Duékoué, y compris contre ses partisans. Le président reconnu par la communauté internationale nie tout massacre de civils. Il a annoncé qu'une enquête avait été ouverte. Le camp du présidant sortant récuse aussi toute accusation de massacre.

Des Français ont quitté la Côte-d'Ivoire pour Dakar via Lomé. Le porte-parole de la force française Licorne a annoncé dimanche en milieu d'après-midi que «167 étrangers, dont des Français et des Libanais, ont quitté ces dernières heures Abidjan (...) pour la capitale sénégalaise Dakar, via la capitale togolaise Lomé». Il a ajouté que 77 personnes, en majorité des Français, sont parties dans la nuit et 90 dimanche en début d'après-midi. «Il ne s'agit pas d'évacuations mais de possibilités offertes pour partir. Les vols commerciaux n'ont pas repris, ce sont donc des vols spéciaux», a-t-il  tenu à préciser.

L'Onuci transfère une partie de son personnel loin d'Abidjan.
En raison d'attaques contre son siège, la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci)  «relocalise» son personnel non essentiel d'Abidjan vers Bouaké, la deuxième ville du pays, contrôlée par les forces d'Alassane Ouattara. Les Casques bleus sont régulièrement la cible des pro-Gbabgo. Quatre d'entre-eux ont été grièvement blessés samedi.

L'aéroport d'Abidjan sous contrôle français. Dimanche, l'état-major français a annoncé que les militaires de l'opération Licorne ont pris le contrôle de l'aéroport international d'Abidjan, «en coordination avec l'Onuci». Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major, a ajouté que «deux compagnies supplémentaires (soit près de 300 hommes, NDLR) ont été déployées à Abidjan par des appareils de transport Hercules C-130 et Transall». Leurs unités d'origine et le lieu de leur départ n'ont pas été précisés. Avant ces nouveaux renforts, les effectifs de Licorne avaient déjà été portés ces derniers jours de 900 à près de 1 100 hommes. Plus de 1 500 étrangers, dont 700 Français, ont été regroupés dans le camp de l'opération Licorne, à l'abri des violences et des pillages. Par ailleurs, toujours selon le porte-parole de l'état-major, «un soldat du 16e bataillon de chasseurs a été légèrement blessé par balle à Abidjan par des tirs de forces pro-Bagbo».


La force Licorne, une «armée d'occupation» pour les pro-Gbagbo.
De Paris, Toussaint Alain, un conseiller du président sortant estime que la force Licorne «agit en Côte d'Ivoire comme une armée d'occupation en dehors de tout mandat, car le mandat de l'ONU ne donne pas autorité à Licorne d'occuper l'aéroport d'un Etat souverain». Aux côtés de Jacques Vergès, avocat proche de Laurent Gbagbo, il a poursuivi : «Nous croyions avoir à faire à une rébellion de Ouattara (...) en réalité la Côte d'Ivoire est engagée dans une guerre contre l'armée française.»

Violents messages contre la France.
La télévision d'Etat ivoirienne contrôlée par Laurent Gbagbo diffuse de violents messages contre la France. «Le génocide rwandais se prépare en Côte d'Ivoire par les hommes de Sarkozy. Ivoiriennes, Ivoiriens, sortons massivement et occupons les rues», lance un bandeau défilant. «L'armée française occupe l'aéroport Félix Houphouët-Boigny (d'Abidjan), nous sommes en danger», affirme un autre bandeau. Un communiqué du gouvernement Ouattara affirmait déjà samedi que «c’est à partir d’un car mobile que les pirates du clan Gbagbo tentent de ressusciter la RTI pour poursuivre leur propagande de destruction de la Côte d’Ivoire».

Massacres : l'ONU demande des sanctions.
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a demandé dimanche après-midi à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de huit cents personnes à Duékoué, selon le chiffre de la Croix-Rouge pour la seule journée du 29 où la cité a été prise par les pro-Ouattara. L'Onuci, qui dénombre 330 morts entre les 28 et 30 mars dans cette ville, avait indiqué samedi que «la plupart» de ces personnes ont été tués par des combattants pro-Ouattara et une centaine par les pro-Gbagbo.

Le président reconnu par la communauté internationale a une nouvelle fois démenti les accusations. Ses forces n'auraient attaqué que des miliciens pro-Ggago mais aucun civil. Le camp du président sortant récuse aussi «les accusations de violences» commises par ses forces à Duékoué : «Nous n'avons pas de mercenaires à l'ouest. Toute la zone est contrôlée à 90% par la rébellion qui porte la responsabilité de ce massacre», a déclaré en fin d'après-midi Toussaint Alain, le représentant de Laurent Gbagbo, basé à Paris

MSF inquiet pour les blessés. L'ONG Médecins sans frontières s'alarme du nombre de blessés affluant dans les structures médicales de l'ouest de la Côte d'Ivoire, signe que les «violences continuent dans la zone» ,six jours après le début de l'offensive des pro-Ouattara. Alors que le matériel médical et les médicaments commencent à manquer, les violences «rendent l'accès aux blessés difficile», explique MSF. Certains patients «ne peuvent pratiquement plus être soignés en Côte d’Ivoire». Selon MSF, la situation est également préoccupante à Abidjan.

Hillary Clinton se fâche. La secrétaire d'Etat américaine appelle Laurent Gbagbo à «se retirer immédiatement», estimant que son maintien conduit le pays à «l'anarchie». Elle souligne la grave préoccupation» de Washington face à la «situation dangereuse et qui se dégrade», rappelant que les deux camps ont la responsabilité d'assurer la sécurité des populations civiles et le respect des droits de l'homme.

Source: Le Parisien

SETH KOKO TV


 


Publié dans Abidjan News

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