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Publié le par sethkokorussie

PM SORO

Guillaume Soro Premier Ministre

Ça devrait être une véritable enquête judiciaire comme son nom l'indique mais au regard de la qualité du mis en cause et en raison des louvoiements du
camp présidentiel, certains observateurs attentifs de la crise ivoirienne qualifient déjà de "sorcellerie" l'acte de Laurent Gbagbo de mettre la justice aux trousses de celui qui sert au mieux le chef de l'Etat dans la maison Fpi avec beaucoup de zèle. Mamadou Koulibaly, député de Koumassi et président de l'Assemblée, qui reconnaît que "quiconque revendique la totale liberté, entière et pleine, revendique la totale responsabilité entière et pleine (Jean Marie Adiaffi. (La carte d'identité) en répondant à la convocation du procureur de la République, Tchimou Raymond, vendredi dernier, sans réclamer la levée de son immunité parlementaire, fait mentir tous ceux qui continuent de croire que cette enquête consistera uniquement à blanchir le ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, accusé de fraude et de corruption dans le concours d'entée à l'Ecole de police. Mais en Côte d'Ivoire, depuis l'avènement des pédagogues au pouvoir (octobre 2000), la volonté du chef de l'Etat s'est toujours imposée à tous. Et Laurent Gbagbo qui aime dire "tout ce que je fais est politique" n'a-t-il pas déjà, avec l'ouverture de l'enquête contre Tagro, réussi à détourner totalement l'attention de l'opposition et de l'ensemble des Ivoiriens qui attendaient après ses rencontres avec les présidents Bédié (Pdci-Rda) et Ouattara (Rdr) l'annonce de la date de la prochaine présidentielle ? Précisons d'ailleurs que l'enquête, qui a débuté au même moment que le démarrage de la vérification de la liste électorale provisoire, rendra ses conclusions le jour même de la fin de l'opération de vérification. Qui peut jurer que le croisement de ces deux faits majeurs est un fait du hasard sous le régime de la refondation ? Autrement, l'on pourrait s'interroger sur ce que veut réellement Laurent Gbagbo et jusqu'où il veut. aller. Pour comprendre ces interrogations que nombre d'Ivoiriens se posent, revenons à la contribution du président Mamadou Koulibaly fait le 02 juin dernier dans le cadre du colloque de la société civile sur "Le bilan et les perspectives de la démocratie en Côte d'Ivoire après 20 ans de multipartisme". Dans ce texte que "Le Nouveau Réveil" a publié intégralement dans son édition du jeudi 03 juin 2010 en son N° 2535, le Pr Mamadou Koulibaly a dénoncé la corruption et la fraude qui entourent les concours d'entrée à l'Ecole de police, à la gendarmerie et à l'Ena. Le président de l'Assemblée nationale qui a dénoncé la complicité du ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, dans la fraude au concours de l'Ecole de police, invite celui qui a négocié au titre du camp présidentiel l'Accord politique de Ouagadougou à la démission en reconnaissant l'échec de l'Apo. Mamdou Koulibaly, qui a également dressé le bilan négatif du camarade Laurent Gbagbo dans son textes, n'a parlé ni de gestion de l'argent du Hadj, ni de Trafigura encore moins de commission de 10 milliards que la société SAGEM Sécurité aurait versée au ministre de l'Intérieur Tagro Désiré et au Premier ministre Guillaume Soro. Mais Laurent Gbagbo et son clan qui cherchaient, depuis quelques mois, une alternative à l'Apo ont trouvé, dans le dernier point de son communiqué lu par son porte-parole, Gervais Coulibaly, le boulevard pour se débarrasser de son Premier ministre, Guillaume Soro. Le chef du Gouvernement, par ailleurs, Secrétaire général des Forces nouvelles, au-delà des déclarations de son mouvement après le passage du président du parlement devant le procureur de la République, pourra-t-il se soustraire à l'enquête qui capte abondamment l'attention de la communauté nationale et internationale ? Au regard de ce qui précède, l'on répond par la négative à cette interrogation. Koulibaly a proclamé la mort de Ouagadougou, Gbagbo diligente une enquête contre Tagro et le chef du Gouvernement pour convaincre tous ceux qui croyaient encore en l'Accord politique de Ouagadougou que Soro ne peut survivre à l'APO. Et selon des sources proches du camp présidentiel, les propos de Pascal Affi N'guessan, président du Fpi, "la balade en bateau pourrait être une balade d'adieu" prennent tout leur sens. Soro Guillaume peut-il se défaire de la nasse du Fpi ? Pas si sûr ! car, de source bien introduite, le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, avant de se retirer dans la capitale politique de la Côte d'Ivoire, Yamoussoukro, aurait déjà peaufiné sa stratégie. Guillaume Soro quitte la primature comme il y a quelques années, Seydou Diarra et Charles Konan Banny ont été sacrifiés. Sur la table de Gbagbo, deux noms déjà circulent. Laurent Dona Fologo, actuel président du Conseil Economique et social, président du Rpp et membre du camp présidentiel, et Charles Diby Koffi, actuel ministre de l'Economie et des finances. Il faut dire que sur les deux candidats, le premier n'a guère le soutien ni des éléphants du Fpi, ni des chancelleries occidentales. Le second, par contre, a toutes les faveurs des pronostics et intéressait le chef de l'Etat qui, dit-on, aurait déjà échangé avec Charles Diby Koffi. Mais tout ceci à quel prix ? Les élections devront encore attendre. Est-ce une nouveauté en Côte d'Ivoire ?

Patrice Yao :
Le Nouveau Réveil

Publié dans Abidjan News

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