Crimes postélectoraux/ Alphonse Soro (Pdt de l’APC) : “Si justice n’est pas rendue, des personnes pourraient faire l’injustice”

Publié le par sethkokorussie

ACComment saisir la Cour pénale internationale ? C’est la raison qui a motivé la rencontre qui a eu lieu le jeudi dernier, à la Bourse du travail à Treichville, entre l’Alliance pour le Changement et les associations de victimes de la crise post-électorale ainsi que des organisations de la société civile. Pour le président du directoire de l’Alliance pour le Changement, il s’agit de réunir les victimes et associations de victimes pour leur expliquer le mode de saisine de la Cour pénale internationale, après l’appel à témoin lancé par la juridiction internationale depuis le 17 juin dernier. Le président Alphonse Soro a précisé que cet appel à témoin ne dure qu’un mois. C’est pourquoi, selon lui, en tant que leader de la société civile, il était important pour lui de mobiliser toutes les victimes et associations de victimes des événements douloureux de la crise post-électorale pour leur apprendre les rouages de la saisine de la Cour pénale internationale. Pour Alphonse Soro, il est impératif que la justice fasse son travail pour ne pas que les victimes ou les parents des victimes soient tentés de se faire justice eux-mêmes. « C’est une erreur de laisser tomber. La CPI demande de la saisir dans un délai d’un mois. C’est depuis le 17 juin dernier. Il nous reste donc trois semaines pendant laquelle nous devons nous mobiliser (…) Il faut que tous ceux qui ont commis des crimes puissent payer. Car si justice n’est pas rendue, des personnes pourraient faire l’injustice », a-t-il fait savoir devant les victimes et parents des victimes venus nombreux à cette rencontre. Pour le président de l’APC, les crimes commis au cours de cette période ne peuvent être passés par perte et profit. Compte tenu de l’ampleur et de la gravité des actes posés. « Cette fois, on ne parle plus de 57 morts comme pendant le charnier de Yopougon en 2000. Mais de 3050 morts. Qu’est-ce qui va advenir si nous tombons dans les pièges du passé ? Qu’est-ce qui va se passer si justice n’est pas rendue ? », s’est-il interrogé. Avant lui, les présidents de la LIDHO et du MIDH ont instruit les victimes et associations des victimes sur le mode de saisine de la juridiction pénale internationale basée à La Haye, aux Pays Bas. A ce sujet, le Dr André Kamaté, président de la LIDHO, a expliqué aux un et aux autres que des bureaux sont ouverts dès aujourd’hui, dans les mairies de toutes les communes du District d’Abidjan où les témoins trouveront des représentants de la LIDHO et du MIDH. « Ces représentants, à l’aide de fiches, vont vous identifier, Il faut que vous vous rappeliez la date et l’heure de la violation des droits de l’Homme dont vous avez été victime ou témoin. Vous pouvez dire qui en est responsable et apporter aussi des documents médicaux », a précisé le président de la LIDHO. Le président du MIDH, Me Drissa Traoré, a promis aux éventuels témoins que toutes les dispositions seront prises pour qu’ils ne soient pas inquiétés. « Aidez-nous à lutter contre l’impunité », a-t-il plaidé pour terminer.

Jean-Claude Coulibaly

Source:LE PATIOTE

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