12,6 milliards de F Cfa pour prémunir le district d’Abidjan

Publié le par sethkokorussie

450px-Abidjan.jpgLe ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts, Karim Fadiga, a procédé, jeudi, à l’inauguration d’un nouveau laboratoire d’analyses et à la remise d’attestations de renforcement des capacités à 16 techniciens du Centre ivoirien antipollution (Ciapol), sis à l’Ecole de la marine.

A cette occasion, le ministre Fadiga a exprimé sa satisfaction de disposer, désormais, «d’un outil performant et des agents de qualité qui nous permettent de rassurer les populations vivant en Côte d’Ivoire sur notre capacité à détecter et analyser rapidement toute pollution de quelque nature que ce soit, y compris, bien entendu, celle du type des déchets du Probo Koala que nous avons tous en mémoire». Bien plus, il a annoncé la nécessité de mettre en œuvre le Plan des déchets dangereux du district d’Abidjan. Le ministre précisera: «Il nous faut mobiliser environ 12,6 milliards de francs Cfa pour la mise en œuvre complète de ce plan dont les activités ont été inscrites comme prioritaires dans le Document de stratégie pour la relance du développement et de réduction de la pauvreté (Dsrp)». La spécificité de ce plan, soulignera le ministre, est qu’il renforce, non seulement, la gestion électronique des déchets dangereux, le contrôle et la surveillance des mouvements de ces déchets, mais aussi, cible l’implantation d’infrastructures adéquates pour le stockage, le traitement et l’élimination des déchets toxiques et dangereux.

Ce plan qui s’inscrit dans le droit fil du laboratoire inauguré et les agents formés au Ciapol vise à atténuer le drame qu’ont vécu les populations à la faveur du déversement des déchets toxiques du Probo Koala en 2006, et qui avait mis à nu la faiblesse des capacités du pays au niveau de l’identification du produit déversé, des gaz émis dans l’air et des techniques de dépollution. C’est ainsi que le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a accepté la requête des autorités ivoiriennes pour le renforcement des capacités analytiques et d’inspection pour le contrôle d’urgence desdits produits dangereux entrant dans les différents ports du pays.

Depuis le 14 octobre 2008, 16 ingénieurs et techniciens du Ciapol ont bénéficié de 6 modules de formation dispensés par le Pnue. Durant cette formation, ils ont rédigé les procédures opérationnelles standard (Sop) conformément aux exigences de la norme Iso/Cei 17025 relatives aux fonctionnements d’un laboratoire d’analyses ; mettant ainsi en place un système d’assurance qualité d’intervention dans le service d’évaluation portuaire et d’urgence (Sepu). Au-delà, Karim Fadiga a annoncé qu’en ce qui concerne la surveillance de la qualité de l’air, des stations fixes, semi-mobiles et passives seront installées sur toute l’étendue du territoire national.

REMI COULIBALY

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